Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Le gouvernement innove : le budget 2007 sera réduit en volume. Premier poste à subir cette super austérité : l’emploi public avec la suppression de 15032 emplois. L’Education nationale perdra 8.700 postes, l’économie 3.000, l’agriculture 939, les transports et l’équipement 1.267.
L’enveloppe globale des dépenses devrait s’élever à 268,3 milliards €. Travail et emploi reculent de 4%, ville et logement de 2,7%, transports de 5,4%. Progresseront les budgets et les effectifs de la police, de la gendarmerie et de la justice.
Les économies dégagées devraient servir à réduire la dette publique et le déficit ramené à 2,5% pour ce dernier en 2007 et l’équilibre pour 2010.
Même cause, même effets : la Cour des comptes risque fort de constater les mêmes résultats que ceux que son récent rapport relève, d’autant que les cadeaux aux plus riches vont s’étendre : nouveau barème de l’impôt favorable aux plus hauts revenus (–3,5 milliards € annuels pour l’Etat dont 70% au bénéfice de 20% des contribuables les plus aisés), bouclier fiscal anti-impôts sur la fortune, abattement sur les dividendes, défiscalisation des actions et des successions et 20 milliards € d’exonérations de cotisations des entreprises payées par le contribuable.
Moins de dépenses publiques utiles, moins de recettes au profit des plus aisés, stagnation des salaires, recul du pouvoir d’achat et donc moins de consommation et moins d’emplois.