Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
« Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille
Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille
Pour égaler l’animal en grosseur. »
Tel est l’exercice auquel s’est livré le député Gonnot, la semaine dernière, à l’Assemblée nationale. Il interpellait le gouvernement à propos de Continental. Il emprunta des accents qu’on ne lui connait guère et qui sied peu à un libéral bon teint. Un vrai gauchiste cette fois, au moins dans l’emphase du verbe.
Le secrétaire d’Etat Novelli fit dans le même registre : « Le gouvernement mettra en œuvre tous les moyens légaux etc.… » Mais la chute équivalait à un soufflé dont la pâte retombe : « le gouvernement mettra aussi en œuvre toute sa vigilance pour éviter les conséquences sociales des restructurations ». Une manière comme une autre de d’avouer que la restructuration (en l’occurrence, la fermeture) ne trouvera pas d’opposants au gouvernement.
« Est-ce assez ? Dites-moi, n’y suis-je point encore ?
- Nenni
- M’y voici donc ?
- Point du tout
- M’y voilà ?
- Vous n’en approchez point »
La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva »
Pauvre Gonnot !