Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
En 2003, le géant canadien de l’aluminium Alcan a absorbé, par une OPA, le groupe français Péchiney. Une entreprise du Nord-Compiégnois est directement concernée : Affimet à Compiègne. Pour le moment, nul ne sait ce que sont les intentions d’Alcan à l’égard de cette usine. A l’échelle du groupe, la réorganisation a débuté avec la vente de l’établissement d’Annecy à un fonds financier américain et de celui de Chambéry à une société italienne. Le complexe de Lannemezan est condamné à la fermeture en 2008. Le numéro 2 mondial de l’aluminium après avoir fait main basse sur les technologies et les brevets de Péchiney procède à un désengagement de l’Europe de l’Ouest. Cette situation est particulièrement préoccupante car l’aluminium est un matériau de référence dans des secteurs aussi importants que l’automobile, l’aéronautique, l’emballage, le câblage ou encore l’électronique grand public.
Le groupe des députés communistes et républicains viennent de déposer à l’Assemblée Nationale une proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête sur les conséquences de l’absorption de Péchiney par Alcan et sur les conditions nécessaires à la sauvegarde et au développement de la filière aluminium en France et en Europe. J’ai participé à l’élaboration de cette proposition.