Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Les Français ont donc eu droit au show télévisé de sa majesté. Difficile d’y échapper : trois chaînes mobilisées et une radio. Le tout solidement encadré : des journalistes triés sur le volet et choisis par le château, la prise de vue assurée par celui qui a couvert la campagne présidentielle de Sarkozy.
Et alors, quoi de neuf ?
Evidemment le 29 janvier est passé par là. C’est bien pourquoi Sarko a décidé de s’inviter chez les familles à l’heure du dîner.
Une idée hante nos concitoyens et elle fait peur à Sarko : les milliards pour les banques et les entreprises, pas seulement rien pour les salariés mais en plus le paiement de la facture de la crise dans laquelle ils ne sont pour rien.
Alors, jeudi, Sarko a fait semblant de lâcher du lest. Il recevra les syndicats, le 18 février. Pour les couches moyennes, des allègements d’impôts pourraient être examinés ou une augmentation des allocations familiales. Des mesures sociales financées par les 1,4 milliard d’€, que sont censés rapporter les intérêts que les banques devront payer à l’Etat dans le cadre de la manne qui leur a été consentie. Une répartition plus équitable des bénéfices entre le capital et le travail a été évoquée.
Tout cela est bien flou. Quand le gouvernement débloque 380 milliards pour donner aux financiers fauteurs de crise, voilà du concret.
Alors combien pour le pouvoir d’achat des salariés, de ceux qui sont victimes des plans sociaux, du chômage technique, des délocalisations ? Des déclarations, que des déclarations, bref, du vent !
Ce que nous retiendrons de la prestation du Président, c’est un nouveau et colossal cadeau aux entreprises, et ce sont les plus grandes qui, une fois encore, gagne le jackpot : la suppression en 2010 de la taxe professionnelle.
Sa majesté s’est d’ailleurs en peu emmêlé les crayons. Ce ne sont pas 8 milliards qui vont manquer aux collectivités locales. Ce montant-là ne représente que le coût pour l’Etat du plafonnement de la taxe professionnelle à 3,5% de la valeur ajoutée des entreprises.
La perte pour les collectivités se monte à 26 milliards €, la taxe représentant 1/3 de l’autonomie financière des collectivités. Et alors, quelle compensation ? Mystère !
Lorsque je finance des trottoirs ou une chaussée à Thourotte, je le fais grâce aux impôts des Thourottois, pour une part non négligeable.
Lorsque la CC2V finance la voie industrielle de Ribécourt, que le député sarkozyen essaie de saboter, est-il anormal que les entreprises qui en bénéficieront contribuent à la payer ?
Je considère que non, même si je suis convaincu que la taxe professionnelle mérite d’être réformée afin de mieux prendre en compte les établissements qui favorisent l’investissement, l’emploi, les salaires et la formation.
Quoi ne neuf, en conséquence, sous le blafard soleil sarkozyen ? Des ponts d’or pour quelques-uns, des clopinettes pour le plus grand nombre.
De nombreux 29 janvier plus grands encore sont nécessaires.