Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Le gouvernement va donc économiser 7 milliards dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Le ministre du budget, Woerth, qui veut montrer son efficacité, a cru bon d’en rajouter, dans le Journal du Dimanche, en proposant 5 milliards d’économies en plus. Faites vos jeux ; rien ne va plus !
Ainsi après les 23 900 départs à la retraite non remplacés en 2008, dont 11 200 dans l’éducation, 35 000 postes seront à nouveaux supprimés en 2009 dans la fonction publique.
Mais, avec cela, Woerth sera loin du compte, car le gain de cette saignée ne se monte qu’à 500 millions.
En réalité, toute l’action publique est visée. Cette semaine, nous voilà avec le rapport Larcher, qui propose de s’attaquer à l’hôpital avec, à la clé, la fermeture d’établissements, les regroupements de structures et une part belle faite aux cliniques privées.
Rien n’est laissé au hasard, puisque l’Etat ne financera plus les cartes SNCF pour les familles nombreuses, fermera une trentaine d’ambassades, selon une liste à la Prévert.
L’armée n’est pas épargnée avec la fermeture d’une trentaine de garnisons et d’une dizaine de régiments, dont le RMT de Noyon.
Ces décisions-là n’ont évidemment pas été annoncées avant les élections municipales. Le député Gonnot se moquait donc du monde, lorsque briguant la mairie de Noyon, il affirmait qu’une majorité de gauche sonnerait le glas de l’implantation militaire noyonnaise, tandis que son sacre la préserverait.
Puisque le gouvernement cherche 7 milliards d’€ et peut-être 12, je me permets de lui suggérer de regarder du côté :
-du paquet fiscal de 13 milliards consentis aux plus riches, dont l’efficacité est non seulement nulle mais nuisible et qui pourrait être redéployés vers l’éducation, la santé, la solidarité, la recherche ;
-des 4,1 milliards d’€ de détaxation des heures supplémentaires, mise en musique du fameux « travailler plus pour gagner plus », dont un rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale vient d’établir un bilan négatif ;
-des 25 milliards d’exonérations de cotisations sociales consenties aux entreprises et dont la Cour des comptes a montré qu’elle ne servait ni l’investissement, ni l’emploi.
Vous voyez, Woerth, les marges existent, à condition de le vouloir ! Décidemment, vous manquez de rigueur.