Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Après ses considérations métaphysiques de bazar distillées à Rome, Sarkozy a remis le couvert lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Selon lui, « le drame du XXème siècle n’est pas né d’un excès de Dieu mais de sa redoutable absence ».
A toutes fins utiles, je rappellerai au pieux Nicolas que les SS portaient en effigie la devise suivante : Gott mit uns ! (Dieu avec nous) et que le devoir de mémoire commande de ne pas oublier la complaisance du Vatican à l’égard du régime nazi ou encore de l’Espagne franquiste.
Et aujourd’hui, qu’avons-nous sous les yeux ?
A travers le monde, c’est encore au nom de Dieu que les fanatismes ressurgissent, que les massacres se perpétuent, que l’obscurantisme étend ses ravages. A chaque fois que l’espérance d’un monde meilleur pour tous s’est éloigné (avec la mondialisation capitaliste, nous sommes en plein dans ce processus), les croyances en un au-delà radieux ont fleuri et les prêcheurs ont fait leurs choux gras. « Soyez sages ici bas pour être les élus du royaume de Dieu ».Les pires tyrannies ont ainsi pu prospérer.
Quand le sentiment religieux interfère dans la sphère politique, la catastrophe est proche.
Le principe de laïcité nous en prémunit, tout en garantissant le choix privé pour chaque citoyen de croire dans le Dieu de son choix.
De grâce, ne réveillons pas les démons.
Goyat écrivait : « le sommeil de la raison engendre des monstres ».
Que Sarkozy médite sur cette pensée et cesse de dire une ânerie par jour.