Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Lundi, le Congrès du Parlement se réunissait à Versailles. En deux heures, députés et sénateurs bouclaient la réforme constitutionnelle destinée à ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire.
Dans la foulée, le conseil des ministres adoptait le projet de loi de ratification du traité. Il le transmettait immédiatement à l’Assemblée nationale.
Mercredi, l’examen commençait au palais Bourbon pour s’achever par un vote dans l’après-midi de jeudi. Dans la nuit de ce même jeudi, le Sénat était saisi et l’adoption définitive intervenait vendredi.
Il n’aura donc fallu que quelques heures pour s’asseoir sur le vote des français de 2005 contre le projet de Constitution européenne, dont le traité de Lisbonne est la copie, comme l’avouait lui-même Giscard d’’Estaing.
La responsabilité de ceux qui, en particulier au parti socialiste, ont participé à ce déni de démocratie en votant pour, en s’abstenant ou en ne participant pas au vote, est lourde.
J’ai songé à Brecht qui avait conçu cette réplique ironique : « puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple ».
C’est une illusion de vouloir construire l’Europe sans les peuples et a fortiori contre eux. Cela ne durera qu’un temps et l’épisode pitoyable de la ratification à la hussarde de traité de Lisbonne aura des suites car ce sont toujours les peuples qui font l’histoire.