Une autre politique pour la France, un projet de développement pour le Nord-Compiégnois
Gonnot est décidément incorrigible ! Après avoir arpenté la circonscription de Compiègne Nord à l’occasion des législatives et le temps de l’élection, le voilà à nouveau à la manœuvre à Noyon dans l’espoir de conquérir la mairie.
Il est partout. Pas un vin d’honneur, pas un petit four ne lui échappe. Il serre les mains, embrasse femmes et enfants, se plante devant tous les objectifs. Et il promet, il promet…
Il va créer 1 000 emplois à Noyon. Si, si, vous avez bien lu et les noyonnais n’en sont pas revenus.
Mais où était-il donc quand les entreprises noyonnaises licenciaient ou fermaient (Jacob Delafon, Ferodo Abex…) ? Et, en sa qualité de député, qu’a-t-il fait pour l’emploi à Noyon ? Pourquoi ferait-il demain ce dont il a été incapable hier ?
Du vent, que du vent !
Les noyonnais ne seront sans doute pas dupes de ce prometteur de bons jours.
Pourtant, à l’inverse des scrutins précédents dans lesquels il était présent, Gonnot est face à un sérieux problème.
Il lui était possible d’être premier adjoint à Compiègne sans faire grand-chose, tout en donnant le change. Qu’il ne fasse rien arrangeait d’ailleurs bien Marini qui ainsi ne l’avait pas dans les jambes.
De la même manière, il pouvait être élu député, puis disparaître dans les salons parisiens durant cinq ans, avant de ressortir de sa boîte pour recommencer.
Etre maire de Noyon crée des contraintes. Fini le cinéma ! Il faut mettre les mains dans le moteur. On est tenu à une obligation de résultat, surtout quand les besoins et les attentes sont aussi fortes.
Sarkozy, lui-même, est en train de vérifier que le baratin et le paraître ne suffisent pas.
Si Gonnot, par malheur, est élu, il faudra bien que le papillon quitte sa chrysalide douillette. L’espérance de vie d’un papillon est bien courte et le dilettantisme vous grille très vite les ailes.
Noyon a besoin d’autre chose que d’un dandy.