Puisque les régimes spéciaux de retraites des cheminots, gaziers et électriciens occupent l’actualité, jouons la transparence et évoquons les régimes très spéciaux des grands patrons.
La situation varie selon les entreprises. Certaines provisionnent les montants des dépenses de pensions et d’autres passent des contrats avec des organismes spécialisés.
Voici donc le sort de quelques-uns d’entre eux avec, soit le montant de leur pension s’ils sont déjà à la retraite, soit ce qu’ils percevront quand ils feront valoir leurs droits pour ceux qui sont encore actifs.
La palme revient à Lindsay Owen-Jones, ex-PDG de l’Oréal. Il a cumulé 36 ans d’ancienneté et perçoit une pension de 3,4 millions d’€ par an, soit un revenu mensuel de 285 000 €. Et comme il est devenu président du Conseil d’administration, il gagnera en plus entre 2 et 3,5 millions d’€ en 2007.
Antoine Zacharias, l’ex PDG de Vinci, après avoir touché une indemnité de départ de 12,8 millions d’€, perçoit une pension de 2,1 millions d’€ par an, soit un revenu mensuel de 175 000 €.
Noël Forgeard, ex PDG d’EADS, après une indemnité de départ de 8,6 millions d’€ et seulement 8 ans passés dans les instances dirigeantes du groupe, bénéficie d’une pension de 1,1 million d’€ par an, soit 92 000 € par mois.
Bernard Collomb, ex PDG de Lafarge, touche 1 million d’€ par an, soit 85 000 € par mois.
Et pour les futurs retraités, citons Franck Riboud, PDG de Danone, qui percevra, le moment venu, une pension de 1,6 million d’€ par an, soit 135 000 € par mois ; Jean-François Dehecq, PDG de Sanofi-Aventis, avec une retraite de 1,3 million d’€ par an, soit 109 000 € par mois.
Cette étude a été réalisée par le service économique du journal du net et concerne 16 grands patrons.
T’as dit quoi, Nicolas ? Equité ? Chiche !