La rumeur s’enfle depuis plusieurs semaines : le gouvernement aurait l’intention de rétablir la vignette automobile supprimée en 2001 par Laurent Fabius.
Les plus anciens se souviennent qu’en 1956, la première vignette avait pour but de financer un fond national de solidarité destiné à garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans. Ces derniers n’en ont jamais vu la couleur.
Cette fois-ci, la motivation serait écologique. Il faut bien être dans l’air du temps. Le montant de la vignette serait indexé sur les rejets de CO2. Les véhicules les plus polluants seraient donc les plus taxés. Nous pourrions penser que seuls les propriétaires de grosses berlines et de 4 x 4 seraient alors concernés. Pas sûr ! Car l’automobiliste d’une vieille Renault 30 risque de devoir payer autant que le possesseur d’une BMW Série 5 dernier cri ! Et que dire des voitures de collection !
Dans cette affaire, l’écologie a bon dos. Le malus écologique existe déjà depuis le Grenelle de l’Environnement sous forme d’une taxe qui s’ajoute à celle de la carte grise lors de l’immatriculation du véhicule.
En décembre dernier, le gouvernement et sa majorité UMP ont enrichi le code des impôts d’un nouvel article. Ils ont créé un second malus, annuel cette fois-ci, et se rapprochant déjà de la vignette.
Cette taxe concerne les véhicules dégageant plus de 250 grammes de CO2 par kilomètre. Chaque année, les propriétaires devront verser 160 €, qui s’ajouteront au malus versé lors de l’immatriculation.
Faut-il donc se préparer à un troisième malus ?
La facilité avec laquelle le gouvernement trouve des milliards pour les banques et les entreprises est d’autant plus déconcertante que les citoyens sont, eux, traités à l’inverse. Et parmi eux, il en est qui sont de véritables vaches à lait : les automobilistes.
A suivre, car il se dit en haut lieu que la décision pourrait être annoncée après les élections européennes et entrer en vigueur au 1er janvier 2010.